Le 7 mai fais ce qu’il te plaît

fillon

 

Ca y est, on est le 7 février 2017, et la campagne pour la présidentielle est enfin lancée. Plus que 3 mois à tenir. Après des semaines, des mois de Valls hésitations, de « sortez les sortants », d’au revoir presque émus a posteriori à Sarkozy (oui enfin là non…), Juppé, Hollande, Valls, … on connaît enfin le casting final, donc on pourra se déterminer et faire un choix en toutes circonstances et connaissance de cause. C’est vraiment cool parce que là je commençais un peu à désespérer.

Je vais vous dire pour qui je ne vais pas voter, et les plus perspicaces d’entre vous en déduiront pour qui je vote avant que je ne mange mon chapeau.

Soyons raisonnables, ayons l’air de quelque chose. J’exclus d’emblée les candidatures fantaisistes, pathétiques, loufoques, tristes, etc…: je mets dans ce sac Rama Yade (sympa pour autant), Jean Lassalle (le député berger), MAM (la pauvre…), Henri Guaino (LOL), Jacques Cheminade (dans l’espace, personne ne t’entendra crier), Bastien Faudot (qui ça????), Nathalie Artaud (aussi surréaliste et barrée que son homonyme Antonin), Philippe Poutou (kikou kiss), Henry de Lesquen (si si), François Asselineau (ben là je cherche mais je n’ai rien à dire…) et Charlotte Marchandise (même si j’adore son nom…). J’élargis un peu en excluant d’emblée des candidatures certes d’avenir, mais pour lesquelles je n’ai aucun désir: Bayrou, Jadot et Dupont-Aignangnangnan (attention, grosse surprise à venir, il l’a prédit!).

Passons aux choses (supposément) sérieuses.

Je ne voterai pas Marine Le Pen: ai-je besoin d’expliquer pourquoi, même si parfois le doute s’immisce en moi sur ma vraie nature, puisque certains algorithmes stupides de Facebook m’indiquent, test scientifique à la clé, dans un cas sur trois que c’est ma candidate de coeur (à égalité avec Macron et Hamon par ailleurs…).; les mêmes algorithmes scientifiques qui en général m’affirment que je devrais être en couple avec le Président de ma société ou que ma boulangère est secrètement amoureuse de moi.

Je ne voterai pas non plus Jean-Luc Mélenchon: ai-je besoin d’expliquer pourquoi? Ah probablement que si car, si j’en juge par la théorie des bulles de filtrage, nous vivons tous dans des mondes clos et volontairement isolés des autres, entre gens qui partagent les mêmes vies, les mêmes habitats, les mêmes habitudes, les mêmes idées, et, si quelqu’un parmi nos « connaissances » (à défaut d’amis) a le malheur de ne pas être d’accord et surtout de faire tache (sans ^ à tache ici, pour railler une autre des fautes d’orthographe courantes qui me font horreur actuellement) dans le décor, il est vilipendé, voué aux gémonies, torturé, écartelé avant, ô suprême humiliation, d’être defriendé et bloqué à jamais. Tant et si bien que nous vivons tous dans notre bulle d’auto-satisfaction réflexive et que nous nous en portons bien. Or – je reviens à mon propos, s’il est communément admis qu’aucun électeur FN ne peut (plus?) faire partie de mes contacts, certains d’entre eux (mes contacts), plutôt aisés et instruits par ailleurs, se prononcent inconditionnellement pour Mélenchon, le poing levé et le « Résistance » à la bouche dès lors qu’ils sortent de leur bureau à 21h20 pour regagner leur loft bobo du IXeme et y ingurgiter la salade de boulgour aux éclats de quinoa parsemée de tofu que vient de leur livrer, au dernier sans ascenseur, Rachid, le livreur de Uber Eats qui avec le temps est devenu un ami. Pourquoi pas après tout, il est vrai, mais je vous avoue que j’ai un peu de mal devant cette incohérence assumée et ce snobisme révolutionnaire à rebours. Sûrement mon côté égoïste et connard qui m’empêche de comprendre cet altruisme forcené et noble.

Je ne voterai pas non plus Benoit Hamon. Pourtant, c’est vrai, j’ai voté Hollande aux deux tours en 2012; et alors quel rapport me diront les esprits les plus chagrins? Les plus chagrins et les plus perspicaces, car c’est justement de cela qu’il s’agit.Autant j’étais prêt à l’alternance post-sarkozyenne (à tout prix!), autant je voulais rester dans une posture social-démocrate (rad’ soc’ à l’ancienne comme j’aime à me définir) avec un ancrage dans le réel et l’exercice du pouvoir. Hamon est un garçon droit dans ses bottes, assez respectable à mes yeux, plutôt indéniablement intelligent, mais je ne pourrai pas voter pour lui, ne serait-ce que parce que je ne vois pas comment financer son revenu universel autrement qu’en y laissant ma dernière chemise. Et pourtant, comme lui,  j’adore le service public, je suis fier du système public d’éducation à la française (ou de ce qu’il devrait être), je défends mordicus la laïcité, je paie mes impôts sans rechigner, etc.. Mais bon là, comment te dire Benoit…

Ca commence à se resserrer. Reste… Emmanuel Macron. Ah Macron, l’homme providentiel, le recours ultime, celui qui dépasse les clivages gauche-droite et n’est pas, lui,  un homme du sérail, du système… Je ne me lance pas dans l’explication, d’aucuns ont commencé à le faire, et je vous prédis qu’il se dégonflera au fur et à mesure des semaines à venir. Parce qu’il n’est pas ni gauche ni droite, il est les deux. Parce qu’il n’est pas en dehors du système, il est le système (qui le lui rend bien d’ailleurs). Parce qu’il n’est pas ni voile ni vapeur, il est les deux (ah merde, que vient faire cette remarque sexuellement connotée là dedans)? Macron est à lui seul un gigantesque rouleau de papier attrape-mouches où viennent s’agglutiner (pour l’instant) toutes les mouches qui ont changé d’âne, et Dieu sait qu’ils et elles sont nombreux en ce moment… Le Gorafi titrait ironiquement (pléonasme) que « Emmanuel Macron promettait solennellement de dévoiler son programme une fois élu »: quelle lucidité, quelle clairvoyance. Ce mec n’a rien à dire, rien à promettre, rien à tenir, si ce n’est les inepties lénifiantes que lui soufflent ses amis hyper anti-système genre Minc, Drahi, Pigasse, Bébéar, Niel, etc… Comment ne pas s’interroger sur un nom qui réunit autour de lui Kouchner et… Geneviève de Fontenay? Comment ne pas douter d’un mec qui encense Uber et ses avancées sociales sans évoquer le pendant noir de l’uberisation forcée de l’économie? Comment évoquer la loyauté et la droiture d’un mec fait par Hollande et qui le trahit manifestement (alors même que Hollande continue de le soutenir en sous-main, cherchez l’erreur…)? Macron, c’est la marque de l’équipementier sportif de l’AS Monaco (comme par hasard…:)), point barre…

Bon ben ça y est, j’ai trouvé. Ne reste que… Fillon. Ah mon François… Eh ben non je ne voterai pas pour toi. Pas à cause de Péné (ni son double…), pas à cause de tout ça… Déjà en novembre je savais que je ne voterais pas pour toi…: le catholicisme, la réaction, l’austérité, etc…, non vraiment pas. Après je t’avoue que ces derniers jours n’ont pas vraiment ébranlé ma non-conviction, c’est clair, mais honnêtement, c’est comme faire corriger l’orthographe d’un Bescherelle par Bernard Pivot, c’est du temps perdu pour rien. Et, il est vrai, les appels au soutien émanant de Frigide Barjot ou Ludovine de la Rochère ne sont pour moi que comme une 32ème couche de peinture sur un bout de bois. C’est bon, on a compris,, te casse pas… Ta conf de presse hier a sonné la fin de la récré, resserré les rangs derrière toi (mdr) et t’a donné l’occasion de clouer au pilori les journalistes (comme c’est facile en ce moment). Tu as rassuré ceux qui voulaient l’être, à savoir…tes partisans. Est-ce que cela suffira pour faire de toi le prochain Président? Perso j’en doute, mais rendez-vous au tas de sable le 7 mai.

Ah ou mais donc, au final: tu votes quoi Bertrand le 7 mai? Rien? Ah non sûrement pas. Blanc? Mais ça ne sert à rien. Oui c’est vrai, pour l’instant. Mais c’est une autre histoire, et je me ferai fort de voter quoiqu’il arrive, histoire de ne pas donner de grain à moudre aux contempteurs et cyniques de tous poils. Et c’est justement parce que j’aime la politique et y crois encore que je voterai blanc.

L’envers du décor

C’est à la fois bien malgré moi et bien à cause de moi que je ne reprends la parole sur ce blog qu’aujourd’hui. Bien malgré moi dans la mesure où, à l’instar d’Annie Girardot aux Césars versus le cinéma français il y a quelques années, « je ne sais pas si j’ai manqué à la blogosphère française, mais la blogosphère française m’a manqué. Follement. Eperdument. » Oui j’ai eu plus d’une fois envie d’écrire, et l’année passée n’a pas manqué d’événements pour battre mon record historique de vues de janvier  2015 (voir ici). J’aurais pu parler évidemment du 13 Novembre et de bien d’autres sujets récurrents qui me tiennent à coeur (Sarko si tu me vois), à défaut de m’extasier sur les résultats de l’OM. A ce sujet d’ailleurs, je commence à m’interroger sur la capacité réelle de mon équipe à devenir Champion de France pour la 11 ème fois avec 30 points de retard sur le PSG à 15 journées de la fin…

Bien à cause de moi, dans la mesure où depuis un an, ma vie a  radicalement changé. Je travaille. Non pas que je ne travaillais pas auparavant mais là je travaille vraiment. Dans un bureau. Avec des gens. A temps plein. En CDI. Et les plus observateurs d’entre vous ne manqueront pas de constater, contrairement à Myriam El Khomri chez Bourdin, que ce n’est pas un CDD, qu’il n’est pas renouvelable 2 fois seulement, et que j’ai dépassé depuis longtemps la fin de ma période d’essai. Pour ceux qui s’interrogent, je dis bien bureau et non agence. Je travaille désormais dans le SMI (Social Media Intelligence), chez un éditeur de logiciel qui « vend une solution en SaaS permettant de manipuler instantanément de gros cubes de données, ainsi que toute l’expertise humaine permettant de donner une valeur inédite aux insights » dont vous vous en doutez le web social mondial regorge (sic). (pour en savoir plus c’est ici) Bref, je fais du planning stratégique et de l’avant vente et ça me plait.

Bien malgré moi donc car figurez-vous que ce job est extrêmement prenant et me laisse assez peu de temps libre, notamment pour écrire, et a fortiori en prenant en compte le fait que je viens récemment (il y a 15 jours) d’emménager avec la nouvelle femme de ma vie.

Et alors, me direz-vous, quel rapport avec le titre de ce billet de blog? j’y viens précisément. La veille du jour du déménagement, grisé par l’évènement et quelques verres au milieu des cartons, je n’ai rien trouvé de mieux que de me péter l’épaule et de passer ledit déménagement en salle d’opération à Ambroise Paré. Sans rentrer dans les détails il se trouve que j’avais déjà passé beaucoup de temps à l’hôpital 3 ans auparavant (décidément janvier est un mens horribilis pour moi) et que ce nouveau séjour, fût-il plus court et plus épiphénoménal, a ravivé en moi quelques souvenirs. En l’occurrence : celui de l’envers du décor, non pas dans une exploration des coulisses de l’hôpital façon Enquête Exclusive, mais celui de l’inversion du regard. Pour la deuxième fois donc, je me suis retrouvé pour la première fois dans la position inédite de celui qui regarde le brancardier et non le brancard, le visiteur et non le malade, l’aide-soignante et non l’infirmière. Une position de vulnérabilité et de semi-dépendance qui vous fait réaliser que l’on fait absolument tout (ou presque ….) à deux mains et que ne plus disposer que d’une seule vous handicape terriblement.

Mais au delà de ces problèmes triviaux et ces contingences concrètes, c’est surtout le regard qui change, et plus spécifiquement celui que vous portez sur celui que vous portent les autres. Là, plus question de jeu, de masques, de contenance ou de superbe. L’infirmière n’est plus une fonctionnaire lambda, mais une femme zélée et compétente qui fait (bien) son boulot avec dans ses yeux un mélange de compassion professionnelle et de routine affective. Le visiteur n’est plus seulement l’être aimé, il est aussi le messager du monde extérieur, et le thuriféraire de sa vie, de la vôtre (dans les deux sens du terme), de la vie en général. Le brancardier qui vous mène au bloc opératoire et dont les doigts exaltent une délicieuse odeur de clope est aussi un autre marqueur de la vie extérieure, donc un porteur d’espoir.

Ce qui est intéressant aussi et ce après la sortie de l’hôpital, c’est le regard que porte sur vous, le bras en écharpe et légèrement gauche dans ses mouvements., l’ensemble du monde extérieur. Du passant qui détourne les yeux aux amis trop empressés et à l’être aimé qui opère bien malgré lui une dévalorisation relative, temporaire et inconsciente dont il ne pourra se départir bien malgré lui. Tout cela ne dure qu’un temps et il est hors de question de m’apitoyer sur mon sort, a fortiori étant donné la bénignité et la banalité de l’affaire.

Tout ceci juste pour vous dire qu’il est bon d’être entouré dans tous les sens du terme par la femme de sa vie d’une part évidemment, mais aussi par l’Etat protecteur et son délicieux service public, n’en déplaise à ses pourfendeurs macrono-libéraux. A très bientôt j’espère cher lecteur, et un grand merci à Elle, qui a tapé tout ce texte et a fait tellement de choses pour moi, et sans qui rien n’aurait été possible de ma seule main gauche…:)

Internet ou la fin de la liberté d’expression (à la française)

Il y a une blague que j’aime bien, parce que comme toutes les bonnes blagues, elle est non seulement drôle, mais aussi dérangeante et interrogative sur notre société, notre vie, nous quoi… Cette blague est très simple et tient en une seule phrase: « l’amour éternel est un concept inventé à une époque où l’espérance de vie moyenne ne dépassait pas 40 ans ». Une façon rapide et percutante de dire que nos sociétés ont évolué, qu’un idéal qui était valable à une époque (le Moyen-Âge j’imagine si j’en crois Tristan et Iseult) prend moins de sens avec le temps, et que, si le concept persiste, le temps et les moeurs le mettent à l’épreuve des faits quotidiennement. Surtout que, comme le disait Woody Allen, « l’éternité c’est long, surtout vers la fin… ». Là j’attends les fâcheux de tout poil et autres adeptes du fact-checking immédiat pour me dire que cette citation lui est faussement attribuée et qu’en fait il s’agit d’écrits d’un obscur mec norvégien, etc… Allez-y, défoulez-vous, c’est pas grave…

Quoique… Internet a donné à tous l’accès immédiat à un savoir total et absolu. tant et si bien que plus personne ne prend le temps ni n’éprouve le besoin de se cultiver, de savoir des choses et de pouvoir les citer à propos dans le contexte, puisque dans tous les cas il sera moins puissant et efficace que « la grande encyclopédie du savoir ». Bientôt nous ne penserons plus, nous n’aurons plus de répartie et nous utiliserons nos smartphones pour dégainer à la face de nos interlocuteurs un « je ne peux pas vous laisser dire ça » ponctué d’un fact-checking et non plus d’une opinion personnelle contraire argumentée. Mais là je digresse…

Revenons à mon propos. A l’instar de l’amour éternel inventé à une époque où l’espérance de vie moyenne ne dépassait pas 40 ans, un certain nombre des lois et principes qui régissent notre pays datent d’un temps révolu et ne correspondent pas à l’instant présent. La belle affaire me direz-vous… Sauf que c’est extrêmement important. Prenons la fameuse loi de 1905 (par exemple…) sur la laïcité et la séparation de l’Eglise et de l’Etat. Une loi qui date donc du XIXème siècle, puisqu’il est commun de convenir que le XXème siècle proprement dit ne commence qu’après la fin de la Première Guerre Mondiale. Notons d’ailleurs au passage que cette loi sépare l’Etat de l’Eglise, pas des églises, comme s’il n’y en avait qu’une à l’époque. Ce qui est vrai d’ailleurs tant le débat d’alors opposait laïcards et bouffeurs de curés aux curés eux-mêmes, à la seule église d’alors dans une France encore « fille ainée de l’Eglise » et chrétienne. Une loi datant d’une époque où il y avait consensus sur ce point, et où la seule question à trancher (dans le vif) était de savoir si l’Etat français devait relever de cette unique religion ou pas (je sais, je fais exception de la religion juive déjà présente en France à l’époque, cf affaire Dreyfus évidemment, ainsi que de la religion musulmane présente dans la France de l’époque, à savoir les colonies, mais je simplifie un peu pour faire court).

110 ans après les choses ont dramatiquement évolué (dramatiquement au sens anglais – amplifié, grand – et non au sens français du terme…). La laïcité heureusement instaurée par cette loi est entrée dans notre patrimoine commun, et pendant que le territoire national diminuait du fait de la décolonisation, notre diversité s’est enrichie et la France compte aujourd’hui 1 million de Juifs et 6 millions de Musulmans sur son sol (amis du fact checking à vous de jouer…). Avec un cadre législatif satisfaisant puisqu’il a permis la liberté de culte et la cohabitation (à défaut de vrai « vivre-ensemble »?) de ces différentes religions au sein d’une République égalitaire et fraternelle. Aujourd’hui tout ça vole en éclats, et il est temps d’envisager un corollaire de loi séparant Les Eglises et l’Etat. Les intérêts religieux se mêlent au débat public, et le religieux est partout, entre la Manif pour Tous initiée et/ou récupérée par les cathos intégristes, le déploiement de forces armées devant les synagogues ou le débat sur l’Islam en France…

J’ai vu récemment une carte sur l’athéisme dans le monde. Chine mise à part, la France est le pays le plus athée du monde. Parce que c’est une particularité séculaire, un tropisme français… Mais c’est aussi paradoxalement celui où l’on parle le plus de religion dans le monde en ce moment, ou en tout cas où elle s’immisce le plus dans le débat public. Parce que la France est devenue plus religieuse? Je ne pense pas, et la manif de dimanche dernier, laïque et républicaine, est là pour le prouver. Non, parce que la France, si elle reste un phare et une icône de la liberté dans le monde, n’est plus seule et souveraine.

La loi sur la liberté d’expression, qui permet de débattre et de caricaturer tout, est valable sur le papier quand on est sûr de maîtriser les limites géographiques de son champ d’expression. Diffuser Charlie Hebdo, c’est facile tant que personne ne le verra au delà du Rhin ou des Pyrénées, et a fortiori dans les pays musulmans radicalisés. Aujourd’hui un petit journal qui tirait à 30 000 exemplaires est diffusé et (mal) lu immédiatement partout dans le monde, déclenchant en retour des manifs monstres au Niger, au Sénégal, au Pakistan et que sais-je encore…, manifs vues également partout dans le monde en retour. On voudrait créer les conditions d’une guerre mondiale qu’on ne s’y prendrait pas autrement.

La France est fidèle à ses convictions, à ses valeurs. Tant mieux. Mais elle est seule, désespérément seule dans le monde, non pas du fait du repliement sur soi-même que de son ouverture paradoxale au monde et aux nouvelles technologies. Certains dessins peuvent choquer? Oui, et alors? La France n’instaure pas l’obligation pour tous d’y adhérer. Elle demande le droit de publier ces dessins, y compris à ses ressortissants (je ne comprends pas comment 40% des Français demandent à ne pas continuer à caricaturer les religions…). Mais en faisant cela, elle s’expose au minimum à l’étonnement sarcastique de certains (cf l’Angleterre et Sky News qui refuse de montrer la couv’ de Charlie Hebdo, l’Angleterre merde…!), et sinon à des représailles et à la haine d’une partie du monde. La liberté d’expression à la française en vaut-elle la chandelle? Oui à mon avis. Et je me console en me disant qu’au pire elle finira comme l’amour éternel: quelque chose auquel plus personne ne croit mais que tout le monde recherche…

Pour en finir avec le FN: Charlie Ier a-t-il des couilles?

Les événements de la semaine dernière, conclus par un dimanche historique et magnifique, viennent de recréer une situation rarement vue en France, et qui n’a trouvé d’équivalent qu’à la Libération en 1944 ou à la marge lors de la victoire de l’Equipe de France de football en 1998: celle d’une communion, d’une unité nationale, d’un sentiment d’appartenance solidaire, comme je l’ai déjà évoqué ici (voir en bas). Qui n’a pas empêché leur implosion très peu de temps après, certes, et il y a fort à parier que ce moment du 11 janvier 2015 ne durera lui non plus pas très longtemps. Nous sommes donc aujourd’hui dans un momentum, un instant de grâce suspendue précieux et rare, dont il nous faut profiter. Et le premier à devoir en tirer avantage, c’est notre grand leader à tous, François Hollande, déjà rebaptisé Charlie Ier par certains medias. Il a été pour moi parfaitement à la hauteur la semaine dernière, ainsi que tous les représentants de la République, du Premier Ministre au plus obscur policier ou CRS… Foin des polémiques sur la présence des dictateurs à la marche d’hier ou la récupération politique, le peuple de France a transcendé ces conneries et a prouvé au monde entier qu’il s’en foutait allègrement et se prenait en charge tout seul.

Mais Charlie Ier, que vas-tu faire maintenant? Tu as une chance inouïe, celle d’être à la tête d’un état momentanément uni, celle d’avoir les mains libres et d’être un Président de gauche (pas trop certes, mais officiellement si…), donc qu’on attaquera certes, mais de façon moins virulente que s’il s’était agi de Sarkozy pour ne pas le nommer. Hollande est un républicain, nous sommes tous républicains, à lui d’agir en conséquence. A lui de ressouder la République. En supprimant le FN? Sûrement pas, même si je pense qu’il a commis une faute en faisant une entorse à l’unité nationale en ne l’invitant pas comme évoqué ici (voir en bas aussi, je sais, je suis nul en liens hypertexte…;)). Alors comment? En supprimant les raisons d’exister du FN ipso facto.

En étant ce qu’il est, à savoir profondément républicain. Ce qui ne passe évidemment pas par un Patriot Act à la française comme le réclame déjà une partie de l’opposition. Mais en faisant respecter partout et tout le temps les valeurs de la République. Les 25% d’électeurs du FN ne sont pas tous des fascistes purs. Il y a en France 1 ou 2% de ces dingues néo-nazis, et ils sont certes tous au FN, mais c’est le pourcentage classique, c’est l’étiage. Les 23 autres % viennent par définition d’autres formations politiques, anciens communistes ou autres, et ne sont pas fondamentalement fascistes. Ils trouvent juste dans le vote FN une solution simpliste et irréfléchie à leur malaise, leur mal-être. Ils ne sont pas tous islamophobes et ont tous, pour le prouver, un copain musulman sympa à brandir (sic…!). Ils sont profondément islamistophobes, comme nous tous bien sûr. Ils sont juste paumés et ont peut-être pour certains un bon fond qui ne demande qu’à être réactivé (je sais, je divague…). Je ne cautionne pas le FN, j’essaie juste de comprendre…

Je ne suis pas fasciste, je ne suis même pas de droite, mais je suis favorable à ce que j’appellerais une sorte de dictature de la République. Une République implacable qui commencerait par l’éducation et l’apprentissage du bien-vivre ensemble. Les réactions de certains élèves dans certains établissements lors de la minute de silence sont totalement inadmissibles. Je ne sais absolument pas comment lutter contre ça (réintroduire l’instruction civique), mais il faut faire quelque chose pour ceux pour qui il n’est pas déjà trop tard… Lutter contre le drame des prisons, véritable terreau de l’islamisme radical et fanatique. Là encore je ne sais pas comment… Faire respecter la République et ses symboles (la police, les pompiers, les médecins) dans ces fameuses zones de non-droit qui existent vraiment sur le territoire. Lutter contre les incivilités du quotidien issues de tout un chacun qui érodent petit à petit la confiance en la République et attisent une haine diffuse… Pour l’anecdote, les insultes entendues de la part de crétins traitant certains « d’enculés de Français » sont symptomatiques de la rupture qu’ils instaurent eux-mêmes, en se coupant d’eux-mêmes de la communauté nationale et en prouvant qu’ils ne sont pas français même s’ils en ont le passeport. Face à tout cela, en pratiquant l’angélisme et en distribuant à tour de bras des Y’a Bon Awards comme le fait Rokhaya Diallo (y compris à Jeannette Bougrab, la pauvre…), on ne fait que creuser le lit des ennemis de la République, à savoir le FN et les terroristes.

Le terrorisme actuel n’est pas l’oeuvre de l’étranger. Il vient de France, de notre beau pays. Ce n’est absolument pas un problème d’immmigration. C’est (oh le vilain mot!) un problème d’intégration. Intégration non pas dans une France chrétienne et mangeuse de porc (le plat préféré des français, c’est le couscous et tant mieux…), mais dans une République forte et laïque, donc respectueuse de tous et de toutes les religions. Etre français, c’est adhérer aux valeurs de la République, un point c’est tout, indépendamment de la couleur de peau et des religions. Si ces valeurs ne sont pas défendues, renforcées, si la République n’est pas implacable, elle court à sa perte. « Pas de liberté pour les ennemis de la liberté » disait Saint-Just. Il avait raison.

Depuis 3 jours, 50 actes islamophobes ont été recensés en France. C’est une honte. C’est la réaction de gens stupides qui votent par ailleurs sûrement FN, s’ils votent. Mais si nous ne nous montrons pas implacables et si nous n’apportons pas des réponses déterminées dans la démocratie, nous nous exposerons à ça. Si Charlie Ier n’agit pas maintenant, il laisse le champ libre à Le Pen pour le faire à sa place en 2017. Et c’est bien là que se dessine le plus grand danger qui guette la France actuellement.

https://bertrandjanny.wordpress.com/2015/01/08/7-janvier-2015-ou-la-fin-du-debat-sur-lidentite-nationale/

https://bertrandjanny.wordpress.com/2015/01/09/marine-le-pen-fallait-pas-pas-linviter/

Marine Le Pen: fallait pas pas l’inviter

A l’heure où j’écris ces lignes un nouveau drame se noue Porte de Vincennes dans un hyper casher. La place du Trocadéro vient d’être évacuée après ce qui semblerait heureusement n’être qu’une plaisanterie de très mauvais goût. Entre parenthèses l’auteur de cette blague débile devrait à mes yeux être poursuivi et sanctionné très sévèrement pour en avoir rajouté dans un climat délétère, provoqué la panique et mobilisé des forces de l’ordre qui ont sûrement autre chose à foutre en ce moment…  Pauvre abruti((e) va…. (Parce qu’il n’y a pas de raison, il peut aussi s’agir d’une femme, même si j’en doute…). Bref le temps est à l’actualité chaude et nous sommes tous suspendus à nos alertes de smartphones ou à I-Télé…  Donc très loin de toute polémique politicienne…

Et pourtant … Et pourtant cette même polémique enfle dans les médias ainsi que dans tous les commentaires que j’ai pu lire hier sur Internet, y compris sur mon post d’hier. Je me souviens d’un de mes premiers sujets de philosophie : « la démocratie doit-elle  se renier pour se sauver ? ». Je me souviens d’avoir été à l’époque ( 17 ans …) assez formel sur ce point en répondant oui à la question ( cf L’Empire après la Révolution ) et m’être ainsi attiré les foudres d’un professeur goguenard m’invitant à plus de réserve et de nuance. Aujourd’hui le temps a passé mais la question revient, lancinante.

La manifestation prévue dimanche  était au départ un élan spontané d’un peuple français choqué et désireux de se rassembler dans ces heures sombres, un prolongement des manifs « sauvages » de mercredi et jeudi. On ne peut que déplorer le fait que les organisations, les syndicats et les partis s’en soient emparé, ouvrant ainsi la brèche à la polémique principale: faut- il inviter le FN ? Ma réponse personnelle est oui indubitablement. D’abord parce que le FN est un parti républicain. Là je vous arrête tout de suite, nous sommes d’accord pour dire qu’ils conchient les valeurs de la République, favorisent la division et prônent la haine raciale. Un parti donc parfaitement anti- républicain, mais qui rassemble aujourd’hui 25% des français ( et sûrement beaucoup plus demain malheureusement) et que la République, contrairement à ce que je pensais en tant que lycéen, tolère. Ne pas inviter le FN à un mouvement d’unité nationale, c’est renier l’essence-même  de ce mouvement et appeler à un rassemblement de solidarité aux trois-quarts national . C’est exclure et diviser, donc faire exactement ce que fait le FN. C’est renier ses principes.

Mais surtout nous venons de perdre une occasion unique de le coincer. Imaginons la situation pour le moins embarrassante dans laquelle se serait trouvée Marine Le Pen cas « d’invitation officielle ». Dire oui ? C’est se rallier à la communauté nationale , mais aussi cautionner Charlie Hebdo, soutenir la liberté d’expression et marcher main dans la main avec le système UMPS qui fait les beaux jours de ses campagnes électorales. Dire non ? C’est se couper définitivement de la société civile française et de ses valeurs, c’est rediaboliser un parti à la marge qui n’a de cesse de tenter de faire l’inverse depuis 10 ans . En refusant de l’inviter, le PS la sort d’une impasse certaine, d’un bourbier assuré et lui offre sur un plateau d’argent la solution qu’elle n’aurait pas trouvée elle-même : se poser en victime et être stigmatisée de fait par la communauté républicaine UMPS.

Claude Bartolone a dit très justement : » il n’y a pas d’invitation quand on entre en résistance. Qui se sent concerné, vient  » . Il a raison, personne n’est dépositaire de ses électeurs et je serais personnellement ravi de voir avec moi dimanche ne serait-ce qu’un seul électeur du Front National  pour défendre la République et ses valeurs. Il est entendu qu’aucun débordement raciste ne se produira ni ne sera toléré. Mais si un seul, je dis bien un seul électeur du FN changeait de camp et décidait de rejoindre le monde de la raison, ce serait un motif de plus pour se réjouir de l’événement à venir de dimanche . Car « qui sauve une vie sauve l’humanité toute entière ». Ce n’est pas moi qui le dis, c’est à la fois le Coran et le Talmud…

7 janvier 2015 ou la fin du débat sur l’identité nationale

Je vais vous faire un aveu. Je n’ai jamais acheté Charlie Hebdo. J’ai dû en ouvrir et en feuilleter deux ou trois numéros quand je les trouvais chez des gens que je qualifiais à l’époque d’anarcho- libertaires gauchistes,  sans aucun mépris mais avec une distance assumée. Ses dessins ne m’ont pas toujours fait rire mais ne m’ont jamais choqué. Pour moi , la couv’ de Charlie Hebdo faisait partie du paysage quotidien – ou hebdomadaire – du kiosque à journaux parisien, au même titre que Libé que j’achète de temps en temps, que Le Figaro que j’achète uniquement parfois le samedi pour les mots croisés de Michel Laclos dans le FIg Mag, ou que L’Equipe que j’ai désormais cessé d’acheter régulièrement depuis que la télévision  et Internet me donnent non seulement l’info mais également son décryptage. Bref, Charlie Hebdo m’était familier mais peu connu et revenait à ce à quoi ils s’amusaient à se réduire : une bande de rigolos semi-alcooliques prêts à tout pour d’abord se marrer et enculer tout et son contraire.

En résumé vous l’aurez compris,  je ne suis pas Charlie.

Parallèlement à ça, est apparu il y a quelques années le fameux débat sur l’identité nationale initié par le nain usurpateur et ses sbires et aiguillonné par une Marine à l’affût et toujours fourrée dans les bons coups. Je dois à la vérité de dire que je n’étais pas à l’aise avec ce débat et ses digressions sur l’origine chrétienne de la France, plus par opposition à un Islam montant que par véritable adhésion. J’étais en revanche extrêmement taraudé par la question et me demandais bien pourquoi et comment j’étais francais, pourquoi j’aimais le cinéma de Sautet, Desplechin et Ozon en me perdant en conjectures sur le fait que très peu de peuples partagent cette vision si particulière des choses. Pourquoi j’étais de manière diffuse et semi-inconsciiente imprégné des idées de Voltaire, Rousseau, du siècle des Lumières, de l’héritage napoléonien et de la Révolution française. Pourquoi j’avais cette culture si particulière chevillée au corps sàns être capable de la transmettre ni de l’expliquer proprement.

Aujourd’hui en ce 8 janvier 2015 tout est clair. Depuis 1905, l’Etat français, dans une vision heureusement bonapartiste, est un état laïc. Séparé de l’église . De toutes les églises. Et assure par le fait-même l’égalité et la liberté de tous ses citoyens, y compris celles du culte et de l’expression. Si Voltaire et ses idées sont constitutifs et symptomatiques de la Révolution  française, leur prolongement est à trouver dans Mai 68 et la naissance de Charlie Hebdo en 70. Voltaire disait : « Je ne suis pas d’accord avec ce que vous dites mais je me battrai jusqu’au bout pour que vous ayez le droit de le dire ». A l’instar de Voltaire, je ne suis pas Charlie, je ne le serai sûrement jamais, mais je me battrai pour que Charlie subsiste. Pourquoi? Parce que Charlie c’est la France. Parce que Charlie c’est cette capacité à se moquer de tout, c’est la définition même d’un esprit français frondeur et insolent à nul autre pareil et parfaitement indéfinissablle.

S’ils sont bien les auteurs de cette saloperie, je ne saurais que remercier les frères Kouachi pour m’avoir donné des réponses à ces questions. Charlie, c’est la France et son esprit, et qui s’attaque à lui, s’attaque non pas à moi individuellement, mais à moi « collectivement »… Je ne suis pas Charlie et pourtant si je le suis, je veux l’être, j’ai le sentiment de l’être. Avec ce geste de tarés, ils viennent de créer de manière définitive et irrémédiable une frontière, une marque de reconnaissance. Je suis français, donc je suis Charlie. Je ne suis pas francais, donc je ne suis pas Charlie (NB: on peut donc être français sans en avoir le passeport et ne pas être français même si on en a le passeport…).  Et cela n’a rien à voir avec la religion ou avec la couleur de peau. Cela a à voir avec un sentiment d’appartenance commune, à un sentiment d’identité nationale donc…

Les frères Kouachi sont français. De naissance et de droit. Mais ils ne sont pas français puisqu’ils ne sont pas Charlie. Le vrai problème qui se pose alors est le suivant: comment une république fière, porteuse de valeurs et ancestrale fait-elle pour engendrer ce genre de dingues ? L’éducation doit être là pour rendre français tous les gens nés sur son sol. Non pas au sens de leur faire manger des escargots et des cuisses de grenouilles (.quoique…) , non pas au sens de leur imposer de manger du rôti de porc et de la poule au pot, mais au sens de leur inculquer des valeurs communes et de les faire grandir dans tous les sens du terme dans ce creuset voltairo-charliehebdoesque. A titre d’exemple personnel, la civilisation égyptienne ne m’a jamais interressé, mais je me souviens quand même que c’était 2 ou 3000 ans avant Jc , qu’ils ont inventé des tas de choses et qu’ils étaient quand même putain de forts à l’époque. J’ai entendu aujourd’hui à la radio une femme expliquant que les frères K. avaient été influencés par les cours d’histoire racontant comment Charles Martel a arrêté les méchants arabes à Poitiers en 732. Sombre idiote ! Les Kouachi n’ont rien retenu , ni Charles Martel ni Voltaire ni Montesquieu ni Diderot. Rien de rien de rien de rien ….. Ils ont été totalement imperméables à toute notion d’éducation « à la française  » laïque, ouverte et tolérante .

Je ne suis pas Charlie, mais je suis Charlie. Collectivement. Éperdument. Indéfectiblement. Parce que je suis français. Collectivement. Éperdument. Indéfectiblement. Quiconque ne se revendique pas de cela ne pourra à mes yeux justifier le fait d’être francais, même s’il en a légalement le droit. Si tant est qu’il existe, Dieu ( celui que vous voudrez, nous sommes en France ….) est grand et nous sommes tous et tout petits.

Robin des Bois prince des violeurs?

Robin des bois

Voilà, une fois n’est pas coutume, un petit test amusant qui, j’en suis sûr, égaiera vos soirées et vous promet de belles empoignades entre amis, tant il est éclairant et sujet à tous les commentaires les plus divers. Cela fait longtemps que je le pratique, et en général s’ensuit toujours une bonne heure de discussion…

Le principe est le suivant: êtes-vous quelqu’un de moral? Quelle est votre attitude en matière de sens moral, de sexe et d’honnêteté? Le test de personnalité ci-dessous a été écrit par un expert en mariage de Sydney, psychologue qualifié. Cela a commencé comme un gadget de conversation pendant un dîner mais cela a été adapté pour permettre aux lecteurs de se tester. Pour faire le « test », vous devez donner votre opinion honnête sur le sens moral et l’honnêteté des quatre personnages dans notre histoire de la forêt de Sherwood. Oubliez toutes vos idées préconçues sur eux – cette histoire est différente de toutes les autres.

Le shérif de Nottingham a capturé Petit-Jean et Robin des Bois et les a emprisonnés dans son cachot le plus sécurisé. Lady Marianne supplie le shérif de les libérer, plaidant son amour pour Robin. Le shérif accepte de les libérer à la condition que Lady Marianne passe la nuit avec lui. Elle accepte le marché. Le lendemain matin, le shérif relâche ses prisonniers. Robin exige tout de suite que Marianne lui dise comment elle a persuadé le shérif de les laisser partir. Marianne avoue la vérité et est déconcertée quand Robin se met soudain à la maltraiter, la traite de salope et lui dit qu’il ne veut plus jamais la voir. A ce moment-là, Petit-Jean la défend, lui propose de quitter Sherwood avec lui et lui promet de lui rester dévoué toute sa vie. Elle accepte et ils partent ensemble.

Maintenant, en termes de normes de comportement réalistes dans la vie de tous les jours, classez Robin, Marianne, Petit-Jean et le shérif dans l’ordre dans lequel vous considérez qu’ils ont montré le plus de sens moral et d’honnêteté. Il n’y a pas de « bonne » réponse, et pour les réponses, rendez-vous ici…

http://ironcalimero.skyrock.com/3090997349-Le-test-de-moralite-de-Robin-des-bois.html

Maintenant que vous avez fait le test, n’hésitez pas à commenter et à comparer vos résultats. Il est clair, au vu de la description des personnages et de leur comportement, que personne n’est tout blanc ni tout noir. Ils sont comme la vie, gris, plus ou moins clair ou foncé en fonction des opinions de chacun. Ils sont tour à tour héroïques et faillibles, bref diablement humains… Le plus intéressant dans ce test, c’est qu’il ne met pas en valeur votre moralité proprement dite, mais votre sens des valeurs et la façon dont vous envisagez le monde. Force est de constater que s’il n’y a pas de « bonne réponse », il n’y a pas non plus de « bon profil ». Je me suis consolé, au vu de mes réponses, sur le fait que, je cite, « si j’ai des problèmes, ils ne sont sûrement pas liés au sexe »…Ouf, je l’ai échappé belle, voilà au moins quelque chose de gagné…